Beaucoup de choses se jouent les 3 à 4 premiers mois de vie. Il est donc essentiel d’apporter un maximum d’informations à votre chiot (bruits, formes, odeurs, etc…), tant qu’il est en capacité de les intégrer. Ceci permettra qu’une fois adulte, votre chien soit calme et serein en toutes circonstances, si cet apprentissage a été fait correctement et régulièrement maintenu.

Rappel des bases de la socialisation

Jusqu'à l'âge de 12 à 16 semaines maxi

C’est la période pendant laquelle le chiot apprend tout ce qu’il doit savoir sur l’environnement qui sera le sien sa vie durant.

S’il est suffisamment stimulé (bruits divers, enfants, voitures, congénères de morphologies différentes, autres espèces, etc…) il se constituera un bon référentiel qu’il fera évoluer au fil de ses expériences. Il abordera les situations nouvelles avec calme et sang-froid.

S’il a été peu stimulé (élevage isolé ou né dans une grange, puis resté à la maison jusqu’au rappel des vaccins), il aura peur de tout et soit se réfugiera dans vos jambes, soit partira affolé en courant dans n’importe quelle direction, quitte à s’étrangler en bout de laisse. Certains peuvent déféquer sous eux tellement ils ont peur.

Les 4 premiers mois de vie, le chiot est inconscient du danger et semble n’avoir peur de rien. Il est simplement dans une période qui lui permet d’acquérir un maximum d’informations. Si vous ne profitez pas de cette inconscience liée à son jeune âge pour tout lui apprendre, votre chiot, une fois la puberté passée, aura peur ou se méfiera de tout ce que vous ne lui aurez pas montré !

De 4 mois jusqu'à la puberté

(6 à 15 mois suivant les races)

En grandissant, il considèrera tout ce qui n’est pas, de près ou de loin, dans ce référentiel, comme potentiellement dangereux et cela générera une réaction d’agression (faire partir le danger) ou de grande excitation (nervosité car situation inconnue) ou de prostration voir de fuite (panique).. Et soyons clair, ça ne s’arrange pas avec l’âge !

Une fois le chiot devenu adulte, modifier ces comportements dus à un manque de stimulation, est un grand travail au quotidien, de longue haleine.

Mieux vaut prévenir que guérir !

DANS TOUS LES CAS, si mon chiot a peur, je ne le caresse pas pendant qu’il est sous l’emprise de la peur, je ne le prends PAS dans mes bras, je reste calme et détendu(e) pour lui montrer que moi je n’ai pas peur ET je lui parle normalement. Je le porte pour l’éloigner uniquement s’il est vraiment terrorisé, et je le repose par terre plus loin.

Puis je détourne son attention, afin qu’il reprenne ses esprits et que la distance ainsi mise lui permette de mieux analyser la situation. La distance doit être ni trop grande (il se désintéresserai), ni trop petite (la peur toujours présente empêcherai une analyse correcte).

Je favorise au maximum les rencontres diverses avec ses congénères mais aussi d’autres espèces. Un maximum d’infos pendant les 4 premiers mois.

Si le protocole des vaccins n’est pas terminé, je le sors quand même en laisse sur des trottoirs propres et je ne le laisse pas flairer ou lécher les déjections et autres saletés par terre.

Si vous ne le sortez pas, vous ne le socialisez pas. Mais vous ne le protégez pas des maladies : vous ramenez tout à la maison sous vos chaussures !